🌿 Retrouver du sens quand tout semble flou : comprendre ce que votre malaise essaie de dire

Aujourd’hui j’ai envie de vous parler d’un sujet qui revient souvent dans nos échanges : ces moments où tout devient flou, où l’on ne sait plus trop où on en est, où l’on se sent un peu vide, un peu fatigué, un peu “à côté de soi”.

Vous êtes nombreux à me dire : “Je ne comprends pas ce qui m’arrive.” “J’ai perdu le sens.” “Je n’ai plus d’élan.” “Je me sens vide.” “Je suis fatigué·e émotionnellement.”

Alors j’avais envie de vous écrire quelque chose de simple, vrai, et peut‑être rassurant.

Oui, ça arrive. Et non, ce n’est pas un échec.

On traverse tous des périodes de perte de sens, où l’on avance en mode automatique, où l’on se sent un peu brouillé à l’intérieur.

Ce n’est pas un bug. Ce n’est pas un manque de volonté. Ce n’est pas “être faible”.

C’est souvent un signal intérieur. Un message. Une invitation à regarder autrement.

Ce que j’observe souvent

Il y a des points communs qui reviennent :

  • une fatigue émotionnelle qui s’installe doucement

  • une anxiété qui monte sans raison apparente

  • une impression de vide intérieur

  • un sentiment de ne plus se reconnaître

  • l’impression d’être “à côté de sa vie”

  • une perte d’élan, de motivation, de direction

Et vous savez quoi ? Ces signes ne sont pas là pour vous punir. Ils sont là pour vous réorienter.

Le malaise comme boussole (oui, vraiment)

Je le répète souvent : le malaise n’est pas l’ennemi. C’est une boussole.

Une manière pour votre corps, votre énergie, votre psyché de dire : “Là, quelque chose ne fonctionne plus pour toi.”

Ce n’est pas confortable, mais c’est précieux.

Souvent, derrière la perte de sens, il y a :

  • un besoin de ralentir

  • un besoin de vérité

  • un besoin de cohérence

  • un besoin de revenir à soi

  • un besoin de remettre du sens dans ce qu’on fait

En gros, un besoin de plus de conscience de soi.

Et ça, c’est profondément humain.

Quelques pistes douces pour commencer à y voir plus clair

Pas des recettes miracles. Juste des portes d’entrée.

1. Revenir au corps

Respirer. Observer où ça serre, où ça tire, où ça fatigue. Le corps parle avant nous.

2. Identifier ce qui vous épuise

La fatigue émotionnelle n’arrive jamais “pour rien”. Il y a toujours un déséquilibre quelque part.

Acceptez la réponse qui vous vient, même si une part de vous refuse d’y croire.

3. Faire de la place à ce que vous ressentez

Pas besoin d’analyser tout. Juste reconnaître : “Ok, là, je traverse quelque chose.”

4. Se faire accompagner si le brouillard devient trop dense

Parfois, un regard extérieur aide à remettre de la clarté, à apaiser l’angoisse intérieure, à retrouver du sens.

Vous n’êtes pas seuls dans ces passages

Je le vois chaque semaine : on traverse tous des moments où l’on perd pied, où l’on perd le sens, où l’on perd l’élan. Et pourtant, ce sont souvent les moments les plus fertiles, ceux où quelque chose en nous se réorganise, se réaligne, se prépare à revenir plus juste.

Si vous êtes dans ce flou en ce moment : vous n’êtes pas cassé·e. Vous êtes en transition.

Et ça, c’est déjà un mouvement.